Postée par Catherine le jeudi 04 juin 2009 à 11:22
Le 6 juin 2009 marquera le 65ème anniversaire du Débarquement allié en Normandie qui conduisit à la libération de l'Europe. Comme elle le fût en 1944, la Normandie sera pour quelques jours le théâtre d'un événement de dimension internationale. Nul doute que ces journées seront l'occasion de grandes cérémonies commémoratives officielles qui se dérouleront sous les yeux du monde entier en présence du nouveau Président américain Barack Obama. La Bataille de Normandie dura 75 jours et rendit possible la libération rapide de la France et de l'Europe. La vaillance des soldats qui débarquèrent sur la côte normande, le courage des populations des villes et des villages normand ont permis d'éviter bien d'autres destructions. Pour ceux qui ont souffert, lutté et donné leur vie pour permettre le triomphe de la démocratie, de la tolérance et de la liberté, nous avons le devoir de cultiver la mémoire de tels événements. Et ce qui nous manque du vivant de nos parents, c'est de leur faire raconter des moments, ces moments de leur vie.
Postée par Catherine le dimanche 17 mai 2009 à 18:21
« Toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d’un étranger en France sera punie d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 30 000 euros. » Article 622-1.
Si d’aventure, notre chemin croise celui d’un homme en passe de tomber dans un gouffre, notre devoir est de lui tendre une main salvatrice… comment qui ou quoi que ce soit oserait nous contester cette mission « sacrée » ? On me parle d’une loi ?!... Quelle loi ?...Pas une loi des hommes en tout cas… d’où viendrait-elle cette « loi » qui voudrait nous contraindre à utiliser cette même main pour pousser ce même homme dans le vide ?! Je ne peux pas y croire. D’ailleurs si j’acceptais la simple idée d’y croire… alors je ne croirais plus en rien. La seule foi qui m’anime est celle de mon amour des hommes, la seule foi qui vaille ! Et comme cette foi est chevillée à mon corps d’homme comme à celle de millions d’autres, je sais au plus profond de moi que cette loi ne peut avoir été conçue par des hommes dignes de cette appellation sacrée entre toute ! Cette loi ne demeurera pas, elle n’en a pas le droit. Bruno Solo
Institué initialement pour lutter contre les réseaux qui aident les étrangers à entrer ou se maintenir illégalement sur le territoire, le délit « d'aide à l'entrée, à la circulation et au séjour d'un étranger en situation irrégulière » a aujourd'hui un champ tellement large que les immunités protégeant les proches parents, et sous certaines conditions les associations, apparaissent bien illusoires. La solidarité : un délit ? Bien sûr, aucun projet de loi n'a - jusqu'à présent - institué un tel délit. Concernant les étrangers, le délit auquel le « Manifeste des délinquants de la solidarité » fait référence s'appelle « aide à l'entrée, à la circulation ou au séjour irréguliers d'un étranger en France ». Depuis 1945, la définition de ce délit et les sanctions encourues ont considérablement évolué. Chaque réforme législative a été l'occasion d'aggraver ces sanctions, d'ajouter des peines complémentaires. Les immunités familiales mises en place en 1996 apparaissent comme une protection bien mince. Quant à l'immunité prévue dans la loi du 26 novembre 2003 pour les associations et autres personnes physiques ou morales qui apportent une aide aux sans-papiers, les conditions de sa mise en œuvre sont tellement restrictives qu'elles font craindre le pire.
Postée par Catherine le samedi 07 mars 2009 à 16:43
Nous sommes la LUMIERE du Monde Nous sommes des filles, des sœurs et des mères Il est l’heure qu’on parle de nos droits Le monde changera avec nous quand nous changerons Notre changement changera l’Humanité. Faiz Ahmad Faid
La France, patrie des «droits de l’homme» ne reconnaît ceux de la femme qu’une fois par an : le 8 mars. Pour les 364 autres jours il faudra patienter. Aussi à ceux qui viennent sans réfléchir claironner « bonne fête les femmes !», je réponds : ce n’est pas une fête, c’est un jour symbolique destiné à nous empêcher d’oublier l’oppression d’une moitié de l’humanité par l’autre, et la violence qui lui est faite sous de multiples formes. Vous souhaitez une bonne fête à vos amis qui ont le sida, le 1er décembre ? Et ben voilà, c’est pareil. Ce n’est pas fête des mères, zut.
La journée internationale de la femme a un siècle d'existence cette année. Des premières grèves d'ouvrières à la première manifestation revendiquant leur droit de vote, mouvements initiateurs de la reconnaissance du genre féminin, que reste-t-il aujourd'hui ? Quels combats sont encore à mener ? Enfin, quels messages les femmes et ceux qui œuvrent à leur côté veulent-ils nous délivrer ? Les résistances sont encore grandes, par exemple en France pour tout ce qui touche au pouvoir politique, et beaucoup de femmes éprouvent des difficultés à s’adapter à un environnement professionnel encore largement dominé par des modèles masculins. Rarissimes aux postes les plus élevés, elles sont encore trop souvent cantonnées dans des métiers féminisés et mal payés. Elles gagnent moins que les hommes et sont touchées environ deux fois plus qu’eux par le chômage. Sans oublier le fléau du harcèlement sexuel qui affecte au moins 10% des femmes au travail.
Postée par Catherine le jeudi 05 février 2009 à 10:59
Un derby, c’est des chants puissants à la gloire du club aimé et des insultes nourries envers l’“ennemi”, c’est des tifos souvent magnifiques, c’est aussi des banderoles de plus ou moins bon goût visant à discréditer l’adversaire. Mais avant tout ça, c’est un déplacement… Déplacement que mon fils a fait avec les « supporters associés » de Sainté accompagné d’un ami rugbyman !
Dimanche soir 1er février 2009, les deux rivaux de toujours (Saint-Étienne et Lyon) se retrouvaient donc pour un derby qui, comme tout bon derby digne de ce nom, était classé « match à risque ». Ce n'est pas moi qui l'invente, ce sont les autorités préfectorales qui avaient débloqué une compagnie complète de gendarmerie mobile au cas où… Sur le principe, on peut être d’accord si ça peut éviter les scénarios catastrophes et donc se dire qu’ils sont là autant pour la répression que la sécurité des supporteurs.
Postée par Catherine le jeudi 22 janvier 2009 à 22:17
Coupable ou innocent, accusé d'un crime jugé "à la légère" mais condamné lourdement, la vie de Guillaume Seznec fût brisée pour un meurtre sans cadavre, des alibis ignorés, et une enquête pour le moins troublante. On a parlé d'archéologie judiciaire avec l'affaire Seznec, mais c'est tout le contraire qui émerge : l'affaire Seznec est tout à fait contemporaine dans sa nature. En voici les faits : La grande base américaine en Europe en 1917-1918 c'était Brest. C'est par là que débarquait le jazz, les G. I. s, les armes et ... les Cadillacs. La guerre une fois finie, il existait en Bretagne d'immenses dépôts d'armes et de véhicules. Pierre Quemeneur était un de ces revendeurs de base, il était aussi Conseiller Général du Finistère. Il se faisait aider à l'occasion par Guillaume Seznec, négociant en bois à Morlaix (Finistère). Ils revendaient ensemble les Cadillacs. Tous les deux partent dans une Cadillac pour Paris le 25 mai 1923, afin de négocier la vente de 100 Cadillacs. Cependant, de nombreuses pannes et crevaisons obligeront Guillaume Seznec à rentrer seul vers Morlaix avec la voiture, tandis que Pierre Quemener prendra un train pour gagner Paris. Quémeneur ne donnera plus jamais signe de vie, sauf dans un étrange télégramme envoyé du Havre pour rassurer la famille : "Ne rentrerai que dans quelques jours. Tout va pour le mieux. Quémeneur." Une expertise imputera ce télégramme à Seznec qui affirmera n'avoir jamais mis les pieds au Havre. Son cas s'aggravant lorsqu'un commerçant du Havre déclare lui avoir vendu une machine à écrire que la police retrouve opportunément dans le grenier de Seznec. C'est elle qui aurait servi à taper une convention par laquelle Quémeneur s'engage à vendre à Seznec à bas prix une propriété qu'il possède dans les Côtes d'Armor.